Le peuple en l'Arme

Je défie vos fusils du haut des mes vingt piges
Je défie vos armées depuis mes vingt printemps
Je ne sais si la cause est presque soumise
Mais je sais que mon cœur bat pour cet instant
Il cogne dans mon âme comme un tambour battant
Et rime avec le pas des pauvres partisans
Ces gens qui marchent au nom d'une liberté
Et qui sortent de nulle part leurs pauvres épées

Ils vont se battre pour sauver leurs familles
Et vont mourir avec l'envie de vivre
Comme si leur combat était parfois futile
Comme si mourir pouvait les rendre libres
Les soldats tireront dans la foule anonyme
Et tuerons la misère qui réclame du pain
Comme si avoir faim pouvait être un crime
Comme si on tuait un enfant qui se plaint

Avec eux, je marche vers toutes les Bastilles
Et nous faisons trembler les canons qui s'épuisent
La haine nous sert de couteau meurtrier
Afin de venger le peuple des opprimés
Déjà, depuis longtemps il l'exige
Le peuple veut le sang de ceux qui ont régnés
Car jamais la cause n'a été soumise
Leur arrêt de mort était déjà signé.

Jean-marc Bouju - Novembre 1983

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