Le métropolimer

Alors il se lève et regarde vers la mer
Il est là, debout sur la station de métro
Les vagues or et bleu sommeillent
Les portes du silence s'ouvrent sur l'eau
La grande marée humaine fait du surf,
Au loin on entend la sirène
Et le voilier plane sur l'océan.
Le vent d'ouest change le destin
Et le bateau vire vers l'azur
Les néons scintillent comme mille soleils
Reflétant sur la mer et sur ses couloirs
Le visage de l'homme solitaire.
Il est fixé vers l'infini vivant
Immobile et immense et terne et grouillant
Sans voir son but, le bateau s'envole
Sur l'azur instable des escaliers déroutants.
Symbolisant les vagues, ils montent sur l'aire
Le pont du bateau a un tangage
Un vent doux gonfle les voiles,
Le port de la liberté apparaît
Devant l'homme, sa mallette à la main,
Tranquillement, il avance vers la mer sans regarder
Tranquillement, les voitures vont bientôt l'écraser.

Jean-marc Bouju - Mai 1982

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