La loi du plus ou moins fort

Champs de blé au fil du vent
Terre burinée par le soleil
Forêts entourées de vermeil
Qui scintille au rythme du temps

Images de coton dans le ciel
Tous d'une couleur d'horizon
Changent toujours de saisons
Devant mes yeux de pastels

Les escaliers de la montagne
Mènent jusqu'aux lointaines étoiles
Alors que les sentiers sans voiles
Livrent le secret des arbres

A leurs pieds faits de racines
Coule lentement un ruisseau
Il rafraîchit ces arbrisseaux
Qui se redressent joignant les cimes

La terre est belle sous cet angle
Elle serait superbe sans eux
Hélas, ils dominent même le feu
Ils ont la nature en sangle

A force d'amputer les arbres
D'écraser les fleurs sauvages
Ils oublient ces demi-dieux
Qu'ils n'auront pas toujours le feu

Car un jour il s'éteindra
Et ce jour-là il fera froid
Elle pourra bientôt renaître
Ils finiront par disparaître

Jean-marc Bouju - Août 1979

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