I comme Icare

J'étais persuadé
Qu'il existait une hirondelle
J'était sublimé
Par son image si belle

J'ai fabriqué
Une charpente-symbole
Je l'ai posée
sur cette idée un peu folle

De tous les voyageurs du monde
J'ai pris les plumes et le duvet
Assemblées, séchées par de la colle
Elles faisaient un doux oreiller

Ce vieux rêve inachevé
Est devenu réalité
D'une falaise à verticale
J'ai survolé mon âme

J'ai suivi les grands nuages
Jusqu'où va l'esprit des sages
J'ai doublé les escadrons
Conduits par un grand phœnix

Envolé vers le soleil
Je poursuis mon vieux rêve
Je vole vers le vermeil
En regardant la terre

Mais trop chauffées
Elles se sont très vite décollées
J'ai perdu
O père, pourquoi ne t'ai-je pas cru ?

Mon nom est Icare
Le premier des ignares
Le premier des hommes
Qui sait qu'on ne peut faire comme ...

Jean-marc Bouju - Octobre 1979

Commentaires

  • Pas encore de commentaire

Commenter

PARTAGER sur les réseaux sociaux

Navigation

Réseaux sociaux

Flux RSS