Faites pas guère l'amort

Tu es là, TOI, dans mes bras
Au cœur de ce bruit
Vacarme, cortège funèbre
Comme la marche de Chopin

Une pulsation régulière
Dont le sang vient des humains
Qui crèvent pour la patrie
Au milieu de tout ce bruit

Une rafale désaccordée
T'as atteint le palpitant
Le centre de ton cerveau mort-né
Comme un vieux piano déglingué

Je me demande ce qu'il me veut
Ce chien gradé qui m'engueule
Et qui me dit de te laisser
De partir, de t'abandonner

Et soudain, L'APOCALYPSE
La SYMPHONIE FANTASTIQUE
Illumine la nuit triste
Et les corps déchiquetés

Et sur le tempo de ce vieux Berlioz
Tombent comme des mouches
Les bombes à neutrons
Se fondant sur le tableau du chef-d'œuvre humain

Je suis le seul Etre debout
A contempler ce concerto-chaos
Le sublime de ces hommes
Qui fait jouir les patriotes

Et l'autre chien me rappelle
M'ordonnant de te laisser
Me tirant de ma rêverie
De partir, t'abandonner

L'AMORT,L'AMORT,L'AMORT partout
Manteau de loques noir pour nous réchauffer
Et qui se retire quand viendra la paix
Quand sur la partition on posera le mot FOU

Aidez-moi, il est cerveau-déconnecté
Comme un vulgaire pantin désarticulé
Pénicilline ! Please !
L'eau négatif est dans ses veines

Look ! Le beau résultat
De ton combat, soldat
L'AMORT,L'AMORT,L'AMORT partout
Pour torcher le cul des fous

Faites l'amour pas la guerre
Ne laisse pas remplir les cimetières
Par ces croques-morts-vivants
Qui vendent le pouvoir à l'ordre sans le pouvoir

Alors ce sang ? Ca vient ?
Je l'ai commandé tout à 'heure
Mettez-le sur mon compte
Il sauvera mon copain (O moins)

Faites pas guère l'amort

Jean-marc Bouju - Septembre 1980

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