La cigarette ne part pas en fumée

La cigarette ne part pas en fumée Les fumeurs le savent, fumer coute de plus en plus cher.
La dernière augmentation de 6 % à porté le prix moyen d'un paquet à 6,50 euros.
Sachant que 80 % du prix des cigarettes vont à l'Etat, le fumeur est forcement une bonne source de revenu pour celui-ci.
Une taxe dont l'Etat ne se prive pas quelque soit la raison invoquée pour la prélever.

C'est ainsi que le 4 juillet 1956, le Conseil des ministres décida de relever de 20 % les prix des cigarettes et des tabacs.
Pour raison d'Etat en quelque sorte puisque cette mesure était destinée à financer les dépenses exceptionnelles en Algérie.
Les Gauloises vont ainsi passer de 95 à 110 francs et le paquet de gris de 100 à 115 francs.
Une forte augmentation pour l'époque qui rapporta à l'Etat de 25 à 30 milliards de francs.

Pour se faire une idée, en 1956 un euro représente 0.01925 francs de l'époque, 110 anciens francs font donc 2,1175 euros. Dans le même temps le salaire annuel moyen d'un ouvrier est de 658 euros (chiffre de l'Insee). En 2009, proportionnellement le smic est à 1337,70 euros brut mensuel pour 35 heures hebdomadaires.

En conclusion, si la luttre contre le tabagisme est une priorité de santé publique, à juste titre, on peut se demander quelle nouvelle taxe serait créée par l'Etat si le pourcentage des fumeurs était d'un seul coup réduit à zéro...

Autres informations

Les années-mémoires 1956 édité chez Larousse

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Histoire

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